Si vous faites de la force athlétique en compétition, vérifiez vos genouillères avant de prévoir votre saison 2027. La Fédération française de force (FFForce) a annoncé le 14 octobre 2026 que plusieurs modèles de genouillères rigides seront interdits sur toutes ses compétitions à partir du 1er janvier 2027. Elle applique ainsi une décision de la Fédération internationale de powerlifting (IPF), et la règle concerne tous les niveaux.
Ce que la FFForce a annoncé
D’après le communiqué de la fédération, l’IPF a interdit certains modèles de genouillères rigides dans les compétitions organisées sous son égide. La FFForce reprend cette interdiction sur l’ensemble de son calendrier : compétitions départementales, régionales, nationales et internationales.
Il ne s’agit donc pas seulement du haut niveau. Un athlète qui dispute un premier championnat départemental en 2027 avec l’un des modèles visés devra en changer.
Une période de transition jusqu’au 31 décembre 2026
La fédération accorde un délai : les modèles concernés restent autorisés jusqu’au 31 décembre 2026 inclus. Les compétitions de fin de saison, notamment les championnats de France dont la FFForce publie en ce moment les plannings et les inscriptions, se dérouleront donc avec les règles actuelles.
La FFForce reconnaît que ce changement demandera une adaptation, en particulier pour les athlètes qui ont acheté récemment ces genouillères. Elle annonce aussi l’envoi d’un guide aux arbitres, pour que la règle soit appliquée de la même façon d’une compétition à l’autre.
Les modèles concernés
Le communiqué cite sept modèles, avec leur numéro sur la liste de matériel homologué : l’INZER ErgoPro et sa version Kona, la Titan TKS 7 mm, l’ONI Knee Sleeve Pro, la Strength Shop Inferno PRO Extra Stiff, la Fortex Extra Stiff 7 mm, l’A7 Hourglass Rigor Mortis et la Stoic Heavy Knee Sleeve.
Ce sont tous des modèles « extra rigides » en 7 mm, très utilisés en powerlifting classique, la catégorie sans équipement de soutien. Le reste de la gamme n’est pas concerné. Chez A7, par exemple, seule la Rigor Mortis est citée. Les autres versions de la marque ne sont pas sur la liste.
Pourquoi l’IPF a fait le ménage
Le communiqué de la FFForce ne donne pas les raisons techniques et renvoie au texte de l’IPF. Le dossier date pourtant de 2025. Selon BarBend, qui avait détaillé la décision, le comité exécutif de l’IPF réuni à Luxembourg a retiré, le 4 avril 2025, plusieurs genouillères rigides de sa liste de matériel homologué.
La raison était technique. Une analyse confiée à un laboratoire indépendant a conclu que les matériaux de ces modèles ne correspondaient pas à la définition du néoprène fixée par les règles techniques de l’IPF. Ces règles imposent une seule épaisseur de néoprène, ou un manchon principalement en néoprène, avec au plus une couche de tissu qui ne doit pas apporter de soutien.
L’objectif est de garder la genouillère dans son rôle : tenir l’articulation au chaud et la soutenir légèrement. Elle ne doit pas devenir un ressort qui aide à remonter du squat. Plus un manchon est rigide et serré, plus il emmagasine d’énergie en bas du mouvement. C’est tout l’enjeu en classique.
Ce qu’il faut faire si vous êtes compétiteur
Vérifier sa paire maintenant
Comparez la marque et le modèle de vos genouillères à la liste publiée par la FFForce. Faites-le avant d’en acheter une nouvelle paire pour la saison prochaine : un modèle « 7 mm » ne pose pas de problème en soi, c’est la version extra rigide qui est visée.
Préparer le changement à l’entraînement
Les athlètes qui squattent depuis des années avec un manchon très rigide sentiront souvent la différence. La remontée peut paraître moins « aidée », et le placement des genoux en bas du mouvement peut changer. Mieux vaut le découvrir à l’entraînement, plusieurs semaines avant la première compétition de 2027, que lors de la pesée.
Le plus simple est de faire quelques cycles avec la nouvelle paire avant d’ajuster ses charges de compétition. Il faut aussi la tester sur les séries lourdes, là où la différence se voit le plus.
Penser au marché de l’occasion
Le délai jusqu’au 31 décembre 2026 laisse le temps de revendre ses anciennes paires. Elles restent utiles à l’entraînement, ou dans les fédérations qui ne suivent pas les règles de l’IPF. En revanche, méfiez-vous des annonces « homologuée IPF » sur ces modèles : pour les compétitions de la FFForce, c’est la liste du communiqué qui fait foi.
Pour les pratiquants loisir, rien ne change
En salle, en dehors des compétitions, chacun reste libre de s’entraîner avec la genouillère de son choix. La décision ne concerne que les compétitions de la FFForce et des fédérations affiliées à l’IPF. Si vous ne faites pas de compétition, inutile de remplacer une paire qui vous convient.
Pour les autres, mieux vaut s’en occuper tôt. Le guide destiné aux arbitres doit arriver dans les prochaines semaines. Il précisera comment se passera le contrôle du matériel à la pesée et sur le plateau à partir de janvier.
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